Revue de presse - Mai 2026
Frontend🔗
NG Baguette Conf 2026🔗
Je continue (avec toute l'équipe) à travailler sur NG Baguette Conf 2026 et je profite de cette revue de presse pour vous dire qu'on a lancé un code promo pour le dernier mois, avec le code "LASTMONTH" vous aurez -15% sur votre billet.
Au passage j'ai travaillé sur le badge que les participants, et je l'ai fait via du HTML/CSS avec les éléments de print qui sont prévues dans HTML/CSS, et comme j'hésite depuis bien 2 ans à faire un article sur le sujet, j'évoque le truc et si certains me font savoir que ça les intéresse j'en parlerai !
feat(core): introduce @Service decorator by crisbeto · Pull Request #68195 · angular/angular · GitHub🔗
#Angular #Frontend #TypeScript
Je cite directement le contenu de la description de la pull request :
These changes introduce the new @Service decorator which is a more ergonomic alternative to @Injectable. The reason we're adding a new decorator is that @Injectable has been around since the beginning of Angular and it has a lot of baggage that adds unnecessary overhead for users that generally want to define a singleton service, available in their entire app. The key differences between @Service and @Injectable are:
- @Service is providedIn: 'root' by default. You can opt into providing the service yourself by setting autoProvided: false on it.
- @Service doesn't allow constructor-based injection, only the inject function.
- @Service doesn't support the complex type signature of @Injectable (useClass, useValue etc.). Instead it supports a single factory function.
Example:
import {Service} from '@angular/core'; import {HttpClient} from '@angular/common/http'; import {AuthService} from './auth'; @Service() export class PostService { private readonly httpClient = inject(HttpClient); private readonly authService = inject(AuthService); getUserPosts() { return this.httpClient.get('/api/posts/' + this.authService.userId); } }
Simplification qui ne va pas changer fondamentalement Angular mais va rendre plus explicite et plus clair pour les nouveaux développeurs Angular tout en donnant plus d'intention. Personnellement j'aime beaucoup ce changement.
En plus ça va obliger les collègues à utiliser inject() 😂
Features everyone should steal from npmx | Andrew Nesbitt🔗
#NPM #Frontend
L'article évoque la stratégie de npmx.dev pour combler les manques de npmjs.com : refaire un frontend qui ne casse aucune URL (sauf le domaine) pour minimiser l'effort de basculer un lien de npmjs.com en npmx.dev avec toutes les features qu'énormément de gens demandent depuis plus de 5 ans mais qui n'ont jamais été implémenté et qui s'entasse dans le backlog depuis le rachat de npm par Github.
Résultat : beaucoup de gens ont migrés au quotidien sur npmx.dev (j'en fais partie) et ça a poussé npmjs.com à commencer à ajouter des choses (le light/dark le mois dernier). Est-ce que ça ira plus loin ? Peut-être. En attendant : on a déjà un super outil, rien n'a changé dans nos habitudes au sens propre
IA🔗
AI agents can now cost more than the humans they were supposed to replace – Startup Fortune🔗
#IA
En résumé : si vous remplacez du travail humain qui était globalement du retravaillé de texte (genre du support client / utilisateur de premier niveau qui va reformuler la doc ou RTFM) c'est hyper efficace financièrement, même si ça peut questionner sur la relation humaine. Par contre pour remplacer un flux de travail complexe, voir assez complexe pour demander un contrôle humain, coûte aussi cher voir plus cher que le faire uniquement par un humain.
Et c'est logique : l'IA (en tout cas en l'état actuel des choses) ne peut pas raisonner, donc ne peut pas remplacer un raisonnement humain, et donc il faut à peu près autant d'humain qu'avant mais en plus payer l'IA. Si le gain en temps est très bon ça peut être intéressant (mais ça se discute pour plein de raison : charge mentale sur les humains en question, humain qui ne voit plus toute la tâche et n'est plus aussi pertinent, augmentation de la fatigue humaine et donc augmentation des erreurs, etc.). Si le gain de temps ne permet pas de dégager plus de business c'est une perte sèche
Dans le même temps : on fait ce constat alors qu'on ne paie pas le vrai prix de l'IA, environ 1/100eme du prix, alors imaginez demain quand il faudra payer le prix fort pour l'IA et que les humains ne sauront plus travailler sans ladite IA à cause de la réorientation de capacité cognitive ? 😇
Sécurité🔗
Bruteforce de cartes bancaires🔗
#Paiement #Sécurité #Carte-bancaire #Banque
Un chercheur en sécurité se rend compte que c'est hyper facile de bruteforce un numéro de carte bancaire (quand on a le ticket de carte où il manque juste une partie des chiffres) en environ une nuit
Comment ça marche sa technique ? Facile ! On tente toutes les combinaisons en tapant les formulaires de paiement de différents sites marchants jusqu'à ce que ça passe. Certains sites marchants vont carrément jusqu'à indiquer que la carte est expirée, qu'il y a une erreur de 3 chiffres ou que c'est juste le CVV qui est faux… Des infos qui aident encore plus le bruteforce…
Et une fois les numéros obtenus, il suffit de passer par un site qui ne demande pas le 3DS et c'est bon on peut vider le compte 🥶 (et pas besoin de chercher loin pour un site sans 3DS, Amazon n'a pas de 3DS la plupart du temps)
En résumé : si quelqu'un a le script et trouve un ticket de carte, en une nuit il peut récupérer le numéro complet et vider votre compte. Et le plus "drôle"? C'est les sites sans 3DS qui auront servi à vider votre compte qui seront considérés comme responsable 😅
Je crois que je vais arrêter complètement de prendre des tickets de cartes moi…
Divers🔗
Git fixup is magic (and Magit is too)🔗
#Git
Add this alias to your
.gitconfig:[alias] fixup = "!f() { TARGET=$(git rev-parse $1); git commit --fixup=$TARGET ${@:2} && GIT_SEQUENCE_EDITOR=true git rebase -i --autostash --autosquash $TARGET^; }; f"Then, use it as follows:
- Make a change.
- Stage files with git add .
- Fix up the desider commit (git fixup
). - Profit.
Alias sympa pour git qui me fait découvrir qu'on peut faire un commit qui fait directement un fixup d'un autre sans passer par un rebase explicite dans un second temps 😮
Podman avec des Quadlets + GitOps avec Materia🔗
#Docker #GitOps #OS #Git #SystemD #DevOps
Franchement super intéressant ça !
Docker ça veut généralement dire qu'on est en root, avec un daemon qui tourne, et on se coupe de l'OS pour la partie gestion. Mais Docker c'est pas fou pour orchestrer des conteneurs (qui sont des processus comme les autres au fond).
Podman c'est une alternative à Docker. Quadlets vient remplacer Docker Compose mais pas en faisant la même chose : il vient juste donner la petite couche qui manque pour facilement gérer nos services conteneurisés via SystemD (je sais, je sais, beaucoup n'aiment pas, je m'en fiche c'est pas le sujet du jour, et SystemD ça marche quand même bien et globalement partout). Plus besoin de daemon vu que c'est SystemD qui gère tout.
Et du coup on récupère tout le système de timer, d'ordonancement, d'orchestration, de log, etc. de SystemD ! 😮
L'auteur propose aussi de passer par Materia pour faire du GitOps : on décrit dans un repo git nos services, materia se charge de mettre à jour nos définitions de services sur notre serveur !
Je serais vraiment curieux de voir la consommation RAM et CPU !
Oui, votre assureur Axa pourrait bloquer vos remboursements sur ordre de Washington🔗
#Europe #Politique #USA #Tech
Nicolas Guillou, magistrat français à la Cour pénale internationale (CPI), décrit pourquoi il n'a plus de remboursement de sa mutuelle Axa depuis qu'il a été ajouté sur la liste OFAC (qui ne contient globalement que des terroristes ou coupable de crime contre le droit humain) pour avoir signé un mandat d'arrêt contre Benyamin Nétanyahou. Axa n'a aucune contrainte légale à appliquer ici des sanctions liées à la liste OFAC quand Guillou va la pharmacie de son quartier ou chez son médecin, mais dans le doute de représaille américaine, ils choisissent volontairement de ne plus rendre le service pour lequel Guillou paie.
Du fait que les entreprises choisissent majoritairement des boîtes américaines pour héberger services et données entraînent une dépendance aux USA, quand bien même la localisation physique est en Europe. Du fait que des entreprises aient une part non négligeable de leur business aux USA entraînent une dépendance aux USA.
Là où je ne suis pas d'accord : on a le choix de travailler ou pas avec des acteurs américains, et s'il manque une offre sur un service, on a des acteurs en Europe pour la construire avec eux plutôt que payer pour l'amélioration de la version américaine dudit service.
Là on cite Axa mais c'est vrai pour toutes les boîtes qui ont une dépendance avec les USA. Et pour moi toutes ces boîtes sont en risques à cause de ça.
La technologie c'est politique. Le business c'est politique. Tout est politique. Et si on veut garder une certaine latitude de liberté, il faut choisir avec qui on bosse.
L’émergence d’un librofascisme — Denis Szalkowski🔗
#DINUM #Open-source #Open-Source #Souveraineté #France #Linux #KDE #OS
Je ne connais pas l'auteur personnellement mais ça fait une grosse dizaine d'années que je le lis et donc je commence à connaître le personnage public : un en titinet troll, avec des astuces techniques qui viennent de l'expérience, des raisonnements qui tiennent la route mais souvent des conclusions avec lesquels je suis rarement d'accord, accompagné de position assez tranché et qui se basent parfois sur du doigt mouillé. Mais lire des avis divergeant est plutôt saint à mon sens pour questionner sa propre réflexion.
Je cite le premier paragraphe :
J’ai toujours été dans une démarche d’éducation populaire en ce qui concerne Linux et le logiciel libre. Je n’ai jamais eu de chapelle, d’approche identitaire, contrairement à une grande majorité de libristes. Cette vision identitaire, je l’ai ressentie d’abord avec les debianœuds, puis avec des stagiaires ayant jeté leur dévolu sur Gentoo au milieu des années 2000. Debian n’était pas assez compliqué pour eux. Il leur fallait être des hommes, des vrais. En entendant parler de NixOS, là, je suis tombé des nues quand j’ai vu la complexité non feinte du gestionnaire de paquets. J’ai cru revenir 20 ans en arrière, voire plus.
Je ne vais pas mentir, je fais partie des libristes qui défendent une vision "identitaire" du logiciel libre : je crois au libre pas par pragmatisme mais par conviction que c'est par le logiciel libre qu'on rendra les gens maîtres de leur usage, de là à parler d' "identité" je ne sais pas par contre mais passons.
Vous vous en doutez je n'ai pas non plus connu ses stagiaires qui ont préféré Gentoo à Debian début 2000, mais il y a sûrement de bonne raison de choisir Gentoo, et quand bien même c'était pour sa complexité (je maîtrise peu Gentoo mais de mémoire c'est une distribution avec un gestionnaire de paquet qui compile votre système, du Kernel aux outils graphiques) ils ont dû apprendre énormément de chose à l'utiliser.
Parler d'un retour 20 ans en arrière au sujet de NixOS est pour moi une très très grosse blague par contre 🤣 (mais je vous explique plus loin en quoi c'est risible)
Je cite le paragraphe suivant :
Je me suis restreint désormais à deux distributions Linux : Fedora et Debian Testing. Elles disposent toutes deux d’un installeur graphique offrant cette possibilité au plus grand nombre d’utiliser Linux. Une fois installées, leur gestionnaire de paquets s’interface très simplement avec Discover sous KDE. Un vrai bonheur pour l’utilisateur ou pour l’informaticien qui n’a pas envie de se casser la tête sur sa machine personnelle après sa journée de turbin !
Monsieur Szalkowski nous expose qu'il se limite à Fedora (au vu de ses publications et de son discours, on parle de la version de base, pas des variantes CoreOS ou Atomic) et Debian Testing. Et que c'est beaucoup mieux du fait de l'installateur graphique et Que ça demande beaucoup moins d'effort à maintenir le soir après le travail quand on est un particulier.
Ok très bien mais ce n'est pas vraiment la cible de Securix (distribution durçi) et Bureautix (distribution agent) les distributions Linux basés sur NixOS proposés par la DINUM. La première vise à priori les ministères et personnels manipulant des données de niveau secret ou supérieur, la seconde le reste des agents de l'Etat de la secrétaire de mairie aux ministres. Mais à aucun moment il n'est prévu de leur demander d'installer ou administrer leur machine individuellement.
NixOS c'est quoi ? C'est une distribution qui se base que le gestionnaire de paquet nix qui vise à rendre le plus atomique possible et le plus replicable possible les mises à jours et installations de paquet. L'idée (en très grosse maille, y'a beaucoup à en dire) c'est que tout ce qui est installé le sera dans un volume read only, chaque paquet individuellement, puis nix va créer une sorte d'image de votre nouveau système en jouant que des liens et des variables d'environnements avant de basculer sur cette image, la précédente restant en présente sur la machine permettant de revenir sur une version précédente au besoin. Pour garantir la réplicabilité, nix impose de tout déclarer dans des fichiers de configuration plutôt que de multiplier les appels à lignes de commandes.
Pourquoi c'est parfaitement adapté ici ? L'équipe informatique d'un ministère pourra déployer / maintenir / administrer tout le parc sous sa responsabilité simplement en poussant dans un dépôt git la nouvelle version de la configuration NixOS avant de la pousser sur les différents postes automatiquement, nix va garantir l'application de la mise à jour. De plus si une erreur survient un retour arrière est garantie pour ne pas bloquer les agents.
C'est complètement la logique DevOps qu'on retrouve là. Celle qui est née à la suite du raz le bol de toute la filière de gérer en clic-clic ou en configuration individuelle chaque serveur dont on avait besoin. Vouloir gérer tout le parc des machines des agents de l'Etat via une logique as-code et uniforme est purement pragmatique à mon sens : c'est moins coûteux en temps, en effort et en argent.
Troisième paragraphe :
A l’occasion de la publication de mes billets et vidéos sur tout le mal que je pensais du choix de NixOS fait par la DINUM, j’ai à nouveau pu me frotter à des rageux et des haters identitaires. Je les ai bananés des commentaires. De simples commentateurs vautrés dans un anonymat de pacotille qui, souvent, se déclarent contributeurs, incapables de partager par vidéo ou par blog interposés leurs compétences de manière didactique et d’agir dans une démarche d’éducation populaire ! Ce qu’ils recherchent, c’est la complexité. Ils veulent se rendre indispensables, recherchant la technique pour la technique. Leur jeunesse les prive de la mémoire et des raisons de l’émergence de la micro-informatique au milieu des années 80. Ce sont aujourd’hui les mêmes causes qui poussent les entreprises à adopter Azure ou AWS. Les collectivités, les entreprises ne veulent plus d’informaticiens qui se complaisent et se vautrent dans la complexité. Continuez ainsi, chères et chers amis, et vous finirez par perdre votre boulot, tant le discours que vous portez est antinomique avec les besoins des entreprises.
Autant je condamne le harcèlement en ligne et les haters, autant je n'ai pas vu les commentaires, donc je ne me permettrais pas de dire s'il s'agit bien de haters ou d'un Denis qui prend mal qu'on ne soit pas d'accord avec lui avec un discours qui manque de recul 🤷♂️ (même si je suis enclain à le croire quand il parle de harcèlement)
En tout cas, je suis en désaccord total avec "Ce qu’ils recherchent, c’est la complexité." (qui fait écho au premier paragraphe et ses stagiaires sous Gentoo comme si les équipes de la DINUM étaient constitués d'étudiants de 20 piges). Comme expliqué juste avant : on est pour moi à un choix qui se justifie techniquement et qui comme le choix de partir vers un cloud comme Azure ou AWS implique une phase de migration coûteuse et un peu complexe (on va pas se mentir : migrer le parc de machine de Windows à NixOS ne va pas se faire d'un claquement de doigts), pour gagner en fiabilité et simplicité dans un second temps. On peut critiquer les choix qui ont été faits, mais je vois un vrai pragmatisme ici. Quand bien même on est face à une distribution avec un installateur en ligne de commande (qu'on ne verra de toutes façons sûrement jamais vu qu'on passera par un outil d'installation automatisé, comme on fait avec les postes Windows sur lesquels on déploie des images de l'OS prêt à l'emploi et pré-configuré).
Je saute le paragraphe 4 qui n'apporte rien de plus qu'une répétition du postulat : le choix du logiciel libre c'est pour l'argent et "Les éléments de langage autour de cette distribution à l’approche qualifiée de déclarative et reproductible, s’apparentant fortement à du nudge, semblent avoir marqué les esprits. […] Jeunes gens, tâchez d’exprimer une pensée autonome." (encore une fois, la DINUM qui n'est composé que d'une armée d'étudiants-stagiaire sans expérience)
Ensuite sur le paragaphe 5 :
Sur Fedora, j’ai pu lire de bien curieux commentaires frisant avec un syllogisme de bas étage. Fedora, c’est Red Hat. Red Hat, c’est IBM. IBM, c’est les États-Unis. Et donc Fedora ne peut pas s’inscrire dans le choix d’une distribution souveraine. Transposons. NixOS est hollandaise. La Hollande fait partie de l’OTAN. L’OTAN est dirigé par les États-Unis. Donc NixOS ne peut pas être une distribution souveraine. Avouez que les deux raisonnements sont tout autant stupides l’un que l’autre. Dois-je encore consommer de la sauce hollandaise si je veux rester souverain dans ma cuisine ? J’y réfléchis très sérieusement. ;+)
Je passe la blague sur la cuisine en fin de paragraphe qui est hors propos (c'est pas mon humour mais chacun son humour c'est pas le sujer et je n'ai pas de critique / réponse ici). Par contre je suis ici d'accord avec Denis : que Fedora soit supportée par une entreprise américaine n'est pas un sujet. C'est une distribution open source, quand bien même on viendrait à être coupé des USA, un fork de Fedora verrait le jour en Europe et il suffirait de migrer. Particulièrement vrai si au lieu de NixOS c'est Fedora Silverblue (ou une autre variante Atomic) de Fedora qui avait été choisie : rpm-ostree et flatpak comme socle au lieu de yum/dnf pour obtenir des garanties d'atomicité et reproductibilité du même genre que NixOS mais avec une approche différente techniquement parlant. Mais à priori les équipes de Fedora aussi possèdent une armée d'étudiant-stagiaire qui cherchent la complexité 🤷♂️
Le dernier paragraphe :
Ni les Russes, ni les Chinois, ni les Brésiliens ne se sont embarrassés de savoir si Fedora – la distribution de Monsieur et Madame Torvalds – ou Debian étaient deux représentants du soft power américain, au même titre que pouvaient l’être Maryline Monroe et Elvis Presley. A quel titre, ces populations « indigènes » des contrées lointaines auraient-elles fait le choix de la confidentialité pour se priver du travail de centaines, de milliers d’ingénieurs, d’universitaires et de quelques geeks en sandalettes, en s’agrégeant aux projets… américains ? Sous quels brevets sont fabriqués nos processeurs ? Le choix de NixOS est, selon moi, purement identitaire et donc idéologique. Et je ne vois pas bien ce que l’idéologie a à voir avec le logiciel libre. J’y sens, pour ma part, à tort ou à raison, le relent de l’émergence d’un librofascisme auquel nous devons opposer de toutes nos forces les pratiques d’éducation populaire et de mise à disposition de Linux et des logiciels libres au plus grand nombre.
L'origine de la distribution n'est pas un sujet comme j'ai dit (quoi que, j'aurais peut-être à y redire si ça venait d'une boîte comme Palantir ou de la CIA, ou autre organisme d'espionage / surveillance mais passons), que Fedora soit la distribution préférée de Linus Torvald (le créateur de Linux) non plus. Au passage Linus utilise un vieux fork patché d'une version allégé d'Emacs, donc on devrait peut-être l'immiter aveuglément ? 🤔 (non, Linus dit lui-même qu'il fait ça purement par habitude pas par pragmatisme et de pas faire comme lui)
Je ne vais pas me répéter : arguer l'idéologie ici c'est au mieux de l'ignorance au pire d'une volonté de désinformation ici.
Je ne pensais pas forcément parler de Securix ou Bureautix, en tout cas pas avant de voir émerger le plan de déploiement (perso c'est plutôt ça qui m'intéresse face au choix de la distribution). Ça ne va pas m'empêcher de continuer à lire les billets de monsieur Denis Szalkowski, car j'y vois un intérêt technique. Par contre ça me conforte dans mon idée qu'on serait rarement d'accord au quotidien que ce soit au travail ou en termes de vision, et c'est pas bien grave, on a chacun notre vie, notre vécu et nos convictions, tout ce qu'on se doit c'est du respect à mon avis.
ODF est l’avenir, OOXML le passé - LinuxFr.org🔗
#Microsoft
Je cite un bout sur OOXML :
Le format OOXML, ou Office Open XML, n’a pas été conçu dans un souci d’interopérabilité, mais pour répondre à un objectif très précis : encoder les formats binaires de Microsoft Office en XML de manière à permettre à Microsoft de prétendre respecter la norme sans pour autant renoncer à son emprise sur les utilisateurs par le biais d’un verrouillage technologique.
Cette genèse n’est pas de l’histoire ancienne, mais remonte à la période comprise entre 2006 ‒ par pure coïncidence, l’année où le format ODF a été approuvé par l’ISO ‒ et 2008, année de l’événement grotesque connu sous le nom de « Ballot Resolution Meeting » (réunion de résolution des votes), qui a conduit à l’approbation d’OOXML par l’ISO et qui est consignée dans toutes les versions de la spécification.
OOXML Transitional, la variante que presque tous les documents Microsoft Office utilisent en pratique, et la seule disponible aujourd’hui, est explicitement définie comme une couche de compatibilité avec les anciens formats binaires (les, désormais oubliés, DOC, XLS et PPT, qui n’étaient rien d’autre que l’enregistrement de la mémoire de travail sur le disque), et contient des milliers d’éléments non documentés, d’exceptions spécifiques au format et de références à des systèmes Microsoft hérités qu’aucun tiers ne peut reproduire intégralement.
La spécification elle-même reconnaît que les fichiers Transitional peuvent contenir des éléments dont le comportement est « hérité » et dont l’affichage correct nécessite une connaissance des systèmes propriétaires de Microsoft. En bref, pour implémenter correctement OOXML Transitional, il faut décoder trente ans d’histoire de Microsoft Office, ce que personne, à l’exception de Microsoft, ne peut faire, et que personne ne pourra jamais faire.
En ce sens, choisir OOXML n’est pas un pari mais un choix rétrograde, parce que le format n’est ouvert qu’en apparence ‒ mais il suffit de très peu, d’un peu de bonne volonté, pour se rendre compte qu’il est complètement fermé ‒ et a été conçu pour être un mécanisme de verrouillage.
Je crois que tout est dit ! Je savais que OOXML (docx, xlsx, pptx, etc.) c'était de la camelote, mais je savais pas quel point… Clairement faut arrêter d'utiliser ces machins… Et il me semble que même la suite MS Office peut utiliser les formats ODF donc pourquoi on continue de s'infliger des saletés pareilles ? Certains aiment vraiment tendre le bâton pour se faire battre 😬
Crédit photo : Générée via Mistral AI avec le prompt suivant :
Une scène chaleureuse et immersive, inspirée par l’esthétique poétique de Studio Ghibli, représentant un bureau de travail en bois clair et vieilli, baigné d’une lumière dorée et tamisée, comme un après-midi d’automne. Au centre, une silhouette stylisée (style anime Ghibli : traits doux, visage non détaillé, vêtements amples et confortables) est assise en tailleur sur un tapis épais, absorbée par la lecture d’un journal tech futuriste. Le journal est ouvert, ses pages légèrement froissées, avec des titres en en-tête calligraphiés à la main : "Frontend", "Backend", "IA", "Sécurité", et "Vie privée". Les pages brillent d’un halo bleu pâle, évoquant des lignes de code et des schémas techniques qui s’animent discrètement, comme par magie. Autour d’elle, des piles de magazines et de carnets s’empilent de manière désordonnée mais harmonieuse. Certains sont ouverts, révélant des extraits d’articles, des croquis de frameworks (représentés par des icônes génériques : un crochet pour le frontend, un engrenage pour le backend, un cerveau pour l’IA, un cadenas pour la sécurité, et un masque pour la vie privée), ou des diagrammes de réseaux de neurones dessinés à la main. Un écran transparent et flottant (style holographique, mais avec un cadre en bois sculpté) affiche des flux d’informations en temps réel : des graphiques de données, des alertes de sécurité, et des extraits de code, le tout dans un style doux et organique, comme intégré à la scène. En arrière-plan, une grande fenêtre donne sur un paysage urbain nocturne style Ghibli : des bâtiments aux formes arrondies, des lanternes suspendues, et des néons bleutés qui reflètent des motifs de code binaire sur les murs. Une tasse de thé fumant et un petit robot de bureau (inspiré des créatures de Ghibli, comme un mélange entre un Totoro miniature et un assistant tech) observent la scène avec curiosité. À droite, un panda roux (ton animal préféré) est lové sur un coussin, les yeux mi-clos, comme s’il écoutait attentivement. Il ne doit pas dépasser le tiers de la hauteur de l’image et est positionné en bas à droite, légèrement tourné vers le centre, avec une queue soyeuse enroulée autour de lui. L’ambiance est à la fois cosy, onirique et high-tech : les couleurs sont douces (beiges, bleus pâles, oranges chauds), avec des contrastes subtils pour mettre en valeur les éléments tech. Les détails sont soignés, avec des textures visibles (grain du bois, tissu du tapis, pelage du panda), et une lumière qui crée des jeux d’ombres chaleureuses. Le tout respire la sérénité et l’inspiration, comme un moment suspendu entre la magie et la technologie.